Sommaire
Droit à
l'antenne
Comment
procéder
Modèles de lettres Circulaire n° 88-31
du 15 avril 1988
Loi n° 66-457
du 02 juillet 1966
Décret 67-1171
du 22 décembre 1966
Le droit à
l'antenne
Exemple F5RAB

 

      Le droit à l'antenne

 

      Les infos sont issues du site

      http://www.telesatellite.com/articles/ledroit/

      Contrairement aux idées reçues, l'installation d'une antenne individuelle,

      hertzienne ou satellite, est libre ! Il faut toutefois respecter les

      règles juridiques du droit à l'antenne. Ces démarches, parfois

      contraignantes, vous ouvriront à coup sûr les portes du ciel satellitaire.

      L'installation d'une antenne parabolique est effectivement un droit

      garanti par la loi.

      LA BASE LEGALE DU DROIT A L'ANTENNE

      La liberté de réception audiovisuelle est une liberté fondamentale issue

      du droit à l'information proclamé par l'article 11 de la Déclaration des

      Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 qui fait partie intégrante de la

      constitution de la Ve République. Ainsi en a décidé le Conseil

      constitutionnel dans sa décision N°86-217 du 18 Septembre 1986. Cette

      liberté est également proclamée par l'article 10 de la Convention

      européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme, ratifiée par la France en

      1974. En droit interne, la liberté de réception audiovisuelle a été

      aménagée par la loi N°66-457 du 2 Juillet 1966 modifiée deux fois par les

      lois N°90-117 du 23 Décembre 1990 et N°92-653 du 13 Juillet 1992 et par

      son décret d'application N°67-1171 du 22 Décembre 1967, lui-même modifié

      par un décret du 27 Mars 1993.

      Le droit de réception audiovisuelle s'applique à tout citoyen, qu'il

      habite en maison individuelle, en logement collectif ou qu'il soit

      locataire ou copropriétaire. Si le propriétaire, locataire ou occupant de

      bonne foi bénéficie du principe de liberté d'installation, il devra

      néanmoins se conformer à la procédure définie par le décret du 22 Décembre

      1967 pour pouvoir exercer son droit.

      En effet, l'article 1er alinéa 1 de la loi du 2 Juillet 1966 dispose que :

      "Le propriétaire ne peut, nonobstant toute convention contraire, même

      antérieurement conclue, s'opposer, sans motif sérieux et légitime, à

      l'installation, à l'entretien ou au remplacement, aux frais d'un ou

      plusieurs locataires ou occupants de bonne foi, d'une antenne extérieure

      réceptrice de radiodiffusion. Il ne peut, dans les mêmes conditions,

      s'opposer au raccordement d'un locataire ou occupant de bonne foi à un

      réseau distribuant par câble des services de radiodiffusion sonore ou de

      télévision".

      QUELLES SONT VOS OBLIGATIONS ?

      Le décret du 22 Décembre 1967 décrit la procédure à suivre par le

      copropriétaire, le locataire ou l'occupant de bonne foi pour effectuer la

      pose d'une antenne individuelle. Ainsi, il dispose en son article 1er : "

      Avant de procéder aux travaux d'installation, d'entretien ou de

      remplacement d'une antenne réceptrice de radiodiffusion sonore ou de

      télévision, ou d'une antenne émettrice et réceptrice de radiodiffusion

      d'une station d'amateur ou aux travaux de raccordement à un réseau câblé

      mentionnés par l'article 1er de la loi n°66-457 du 2 Juillet 1966

      susvisée, le locataire ou l'occupant de bonne foi doit en informer le

      propriétaire par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Une

      description détaillée des travaux à entreprendre est jointe à cette

      notification, assortie s'il y a lieu, d'un plan ou d'un schéma, sauf si

      l'établissement de ce plan a été rendu impossible du fait du propriétaire.

      La notification doit indiquer également la nature du ou des services de

      radiodiffusion sonore ou de télévision dont la réception sera obtenue à

      l'aide de l'installation individuelle ". Le locataire, ou l'occupant de

      bonne foi, avant de procéder aux travaux d'installation de l'antenne

      individuelle, doit effectuer une demande auprès du propriétaire de

      l'immeuble, ou à l'administrateur de biens de celui-ci ou encore au syndic

      de copropriété qui administre l'immeuble où le demandeur habite. Dans le

      cadre d'une copropriété, le propriétaire, locataire ou l'occupant de bonne

      foi adressera sa demande aux copropriétaires et au syndic (article 1 du

      décret du 22 Décembre 1967). Si l'immeuble appartient à une société, la

      demande doit être adressée au représentant légal de celle-ci et, le cas

      échéant, au porteur de parts qui a consenti le bail.

      QUELLES REPONSES A ATTENDRE ?

      Le propriétaire saisi d'une demande d'installation d'une antenne

      individuelle par un locataire ou tout occupant de bonne foi devra à peine

      de forclusion, saisir le Tribunal d'instance dans le délai de trois mois,

      s'il entend s'opposer à la demande qui a été formulée. Le Tribunal

      d'instance statuera sur le bien-fondé de la demande pour autoriser ou non

      la pose d'antenne.

      Si le propriétaire ne saisit pas le Tribunal d'instance dans le délai de

      trois mois, le droit d'installer l'antenne par le locataire ou l'occupant

      de bonne foi sera réputé acquis. Dans le cadre d'une copropriété, le

      syndic devra après réception de la demande formulée par le copropriétaire,

      locataire ou l'occupant de bonne foi, convoquer une Assemblée générale

      afin de statuer sur la demande d'installation de l'antenne individuelle

      (article 17 de la loi du 10 Juillet 1965). Par ailleurs, si le syndic ne

      procède pas à la convocation de l'Assemblée générale ou si le Tribunal

      d'instance n'est pas saisi dans le délai de trois mois, le droit sera

      réputé acquis pour le copropriétaire, le locataire ou l'occupant de bonne

      foi d'installer son antenne.

      L'Assemblée générale qui aura été convoquée, devra statuer à la majorité

      établie à l'article 1 de la loi du 10 Juillet 1965, qui dispose que la

      décision doit être prise à la majorité des voix de tous les

      copropriétaires. Si la copropriété entend s'opposer à la pose de

      l'antenne, suite au vote de l'Assemblée générale, elle devra saisir le

      Tribunal d'instance du lieu de l'immeuble dans le délai de trois mois à

      peine de forclusion. En effet, le pouvoir de rejeter la demande

      n'appartient pas à la copropriété mais au Tribunal d'instance qui statue

      sur le bien-fondé de la demande. Que l'immeuble soit possédé par un seul

      propriétaire ou par une copropriété, le propriétaire ou la copropriété

      pourra s'opposer à la demande du copropriétaire, du locataire ou de

      l'occupant de bonne foi, en lui opposant des motifs légitimes et sérieux

      tels que l'installation d'une antenne collective ou le raccordement au

      réseau câblé, afin de préserver l'esthétique de l'immeuble. Mais d'une

      manière générale, il est bon de noter que la jurisprudence est constamment

      favorable à la pose de paraboles.

 

      Rabah Goudjil

      LES CAS PARTICULIERS RENCONTRES

      * L'installation d'une antenne en façade de l'immeuble Une telle

      installation est formellement interdite. Elle modifie l'aspect extérieur

      de l'immeuble et constitue un motif légitime et sérieux de s'opposer à la

      pose de l'antenne parabolique. De plus, de telles installations peuvent

      entraîner des risques importants en cas de chute de l'antenne sur la voie

      publique.

      * La pose de l'antenne sur le balcon. Une parabole individuelle placée à

      l'intérieur d'un balcon n'est assujettie à aucune réglementation ni

      autorisation, à condition que ce balcon ne soit pas considéré comme partie

      commune de l'immeuble. Il convient néanmoins de vérifier si le règlement

      de copropriété ou le contrat d'attribution du logement ne comporte pas une

      disposition s'opposant à un tel usage du balcon. D'autre part, la

      jurisprudence en la matière est très aléatoire, c'est-à-dire que les

      tribunaux n'hésitent pas à ordonner la dépose de la parabole sur la base

      du non-respect de la réglementation du droit à l'antenne.

      * L'opposition abusive du syndic à la pose de l'antenne (parabolique)

      alors que le droit est réputé acquis. Il arrive malheureusement que jouant

      du rapport de force, le syndic ou l'office d'HLM s'oppose à ce que le

      copropriétaire ou le locataire pose son antenne sur le toit alors que le

      droit est réputé acquis parce que le délai de trois mois est écoulé ou que

      le Tribunal d'instance a statué. Dans ce cas, il convient d'assigner le

      syndic et le syndicat des copropriétaires ou l'office d'HLM selon les cas,

      par-devant le Tribunal d'instance du lieu de l'immeuble. Des dommages et

      intérêts pourront être demandés en réparation du comportement abusif qu'il

      faudra caractériser par la production d'échanges de correspondances

      démontrant le comportement abusif ou un constat d'huissier prouvant

      l'impossibilité d'accéder au toit de l'immeuble.

      * Il n'est pas possible d'interdire la pose d'une parabole...Le

      propriétaire doit veiller au respect des dispositions de plan d'occupation

      des sols ou de protection du patrimoine historique, en application des

      lois du 13 Décembre 1913 et du 2 Mai 1930 ou du règlement de zone dans les

      ZPPAUP (zones protégées). Ces contraintes ne signifient pas qu'une mairie

      peut interdire la pose d'une parabole en zone historique mais bien qu'il

      existe un formalisme supplémentaire au droit à l'antenne, la visite de

      l'architecte des Bâtiments de France qui devra donner ses instructions

      pour l'emplacement de la parabole. Il n'est donc pas possible d'interdire

      la pose d'une parabole en France, cette vérité a été réaffirmée par une

      réponse ministérielle parue au Journal Officiel du 2 Mai 1996.

      * L'antenne (parabolique) collective est refusée alors qu'il y a plusieurs

      demandes pour la pose d'antennes individuelles. Il se pose alors le

      problème de savoir quelle est la législation applicable lorsqu'au sein

      d'une copropriété, certains copropriétaires décident d'installer une

      antenne afin de capter des programmes non diffusés par l'intermédiaire de

      l'antenne collective préexistante ou par le réseau câblé. La loi du 10

      Juillet 1965 est relative aux copropriétés et s'applique dès lors que la

      copropriété doit prendre une décision concernant l'ensemble des

      copropriétaires. La loi du 2 Juillet 1966 dispose en son article 4 que : "

      La présente loi est applicable aux immeubles qui se trouvent en indivision

      ou qui sont soumis au régime de la copropriété ". Cela signifie par

      conséquent, que lorsque seulement certains copropriétaires souhaitent

      installer une antenne collective pour pouvoir capter des programmes non

      diffusés par l'installation existante, ils sont soumis à l'application de

      la loi du 2 Juillet 1966. Ces copropriétaires ou locataires minoritaires

      bénéficient du droit à l'antenne et à l'information, ce qui rend leur

      demande non refusable si ce n'est devant le Tribunal d'instance. D'autre

      part, la procédure d'installation de l'antenne collective, qui devra être

      suivie par les copropriétaires est celle définie par la loi du 30

      Septembre 1986. En conséquence, les locataires ou copropriétaires n'ayant

      pas eu la majorité nécessaire à l'Assemblée générale de la copropriété

      pour la création d'une antenne parabolique collective, sont fondés à faire

      une demande à titre individuel suivant les règles du droit à l'antenne.

      Principaux textes légaux qui concernent la réception de signaux de radio

      et télédiffusion

      * Loi du 2 Juillet 1966 modifiée : (N°331171 ou 66457 JO 3 Juil. 1966, p.

      654) droit à l'antenne ; préférence à l'installation d'antennes

      collectives.

      * Loi du 29 Décembre 1990 (N°901170 JO 30 Déc. 1990) : extension de la loi

      du 2 Juillet 1966 au raccordement du réseau câblé.

      * Décret du 22 Décembre 1967 (N°671171 JO 28 Déc. 1967 p. 12830) :

      conditions d'application de la loi du 2 Juillet 1966.

      * Décret du 27 Mars 1993 (N°93553 JO 28 Mars 1993 p. 5144) : modification

      du décret du 22 Décembre 1967.

      * Loi du 10 Juillet 1965 (N°65557 JO 11 Juil. 1965 p. 5950) : statut de la

      copropriété.

      * Loi du 31 Décembre 1985 (N°851471 JO 1er Janv. 1986 p. 10) :

      modification de la loi du 10 Juillet 1965 sur la majorité, aux réseaux

      câblés.

      * Loi du 30 Septembre 1986 (N°861067) modifiée : communication

      audiovisuelle ; pouvoir des communes à autoriser l'établissement de

      réseaux câblés.

      * Code de l'Urbanisme (art. L421-1, L421-2, R421-1, R422-2, R422-3) :

      permis de construire et déclaration de travaux.

      * Décret du 29 Octobre 1993 (N°931195) : modification du Code de

      l'Urbanisme.

      * Convention européenne des Droits de l'Homme de 1950 (art. 10).

      * Directive européenne "Télévision sans frontières" du 3 Octobre 1989

      (art. 2.2).

      * Procédure d'injonction de faire (art. 1425, NCPC).

      Modèle de lettre de demande d'autorisation de pose d'une antenne

      parabolique individuelle. (à adresser au syndic de copropriété ou à la

      société d'HLM.)

      RECOMMANDEE A.R.

      Madame, Monsieur,

      En application de la loi du 2 Juillet 1966 relative au droit à l'antenne,

      j'ai l'honneur de vous informer de mon intention de faire poser une

      antenne (parabolique) sur le toit de l'immeuble. Ses caractéristiques sont

      détaillées dans le document ci-joint qui est la photocopie de sa notice

      technique.

      Grâce à cette antenne, je souhaite capter plus particulièrement les

      programmes suivants : (indiquer les programmes et/ou les satellites).

      Pour effectuer cette installation, j'ai fait appel à l'installateur

      suivant : (indiquer les coordonnées).

      Nous avons convenu ensemble, que le meilleur emplacement pour cette

      antenne ainsi que pour les câbles de liaison est celui détaillé dans le

      schéma que je joins à la présente demande. Bien évidemment, je suis tout à

      fait ouvert pour modifier ce schéma en fonction des observations que vous

      pourriez faire quant à celui-ci.

      Je vous rappelle que conformément à la loi du 2 Juillet 1966, on ne peut

      s'opposer à la pose d'une antenne individuelle qu'en saisissant dans le

      délai de trois mois le Tribunal d'instance du lieu de l'immeuble.

      Passé ce délai, le droit est réputé acquis.

      Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma considération très

      distinguée.

      Pièces jointes : Description des travaux à entreprendre, schéma technique

      de l'installation, liste des programmes et services diffusés que je

      souhaite recevoir.

      Les questions que vous vous posez. Les pages juridiques de cette rubrique

      ont été réalisées en collaboration avec Maître Emmanuel Jacques,

      spécialiste reconnu dans le domaine de la réception télévision par

      satellite .

      Dans quels cas le droit à l'antenne peut-il être refusé ? Le motif d'ordre

      technique peut être invoqué. On peut citer par exemple, la mise en

      évidence que l'emplacement prévu pour l'antenne ne peut supporter

      l'installation d'une parabole. De plus, l'argument technique peut être une

      atteinte à la solidité des parties communes, une perte d'étanchéité du

      toit ou encore une détérioration du revêtement de la terrasse. L'argument

      le plus recevable reste malgré tout la présence d'un réseau câblé ou d'une

      antenne parabolique collective diffusant les mêmes programmes et au même

      prix que ceux demandés par le téléspectateur souhaitant se faire installer

      une parabole individuelle.

      Quelle valeur peuvent avoir : courriers menaçants, articles de règlements

      intérieurs et autres clauses spécifiées dans un contrat de location ou de

      bail ? Toute mention contraire à la liberté de réception est réputée non

      écrite. Les courriers menaçants qui se fondent sur une décision

      unilatérale et arbitraire du propriétaire ou de son représentant n'ont pas

      de valeur. Pour le règlement de copropriété faisant état d'une clause

      restrictive adoptée en Assemblée générale mais qui n'a pas été contestée

      dans les délais prévus par la loi, soit deux mois, la question doit être

      abordée avec prudence quoique vraisemblablement illicite. Un conseil

      juridique reste indispensable.

      Combien coûte l'intervention d'un conseiller juridique ou d'un avocat dans

      une telle affaire ? En moyenne, en France, les frais de traitement du

      dossier par un cabinet d'avocat se situent entre 4000 et 6000 francs.

      Cependant, il faut noter que l'article 700 du nouveau code de procédure

      civile permet de demander une compensation des frais de justice pour

      l'usager qui obtient un jugement en sa faveur. Il débouche généralement

      sur une contribution allant de 1500 à 5000 francs, versés par la partie

      adverse condamnée. De plus, dans certains cas, des dommages et intérêts

      peuvent être obtenus.

      Quelles sont les durées moyennes et extrêmes pour le règlement d'un

      dossier ? Si le déroulement est normal, on compte de trois à quatre mois.

      En obtenant une "exécution provisoire" du jugement, l'usager peut procéder

      immédiatement à l'installation, en attendant la suite de l'affaire. Est-il

      vrai que les antennes paraboliques collectives vont être obligatoires sur

      les immeubles neufs ? En effet, lors de la discussion en première lecture

      de la loi sur la liberté de communication, les députés ont adopté un

      amendement qui impose aux constructeurs d'immeubles collectifs d'installer

      une antenne parabolique collective, comme c'était le cas avec le

      traditionnel "râteau hertzien".

      Le texte de l'amendement est le suivant : Après le troisième alinéa de

      l'article L.421-3 du code de l'urbanisme, il est inséré un alinéa ainsi

      rédigé : " Pour les immeubles collectifs à usage d'habitation dont la

      demande de permis de construire est déposée à compter de la date d'entrée

      en vigueur de la loi n° du , modifiant la loi n°86-1067 du 30 Septembre

      1986 relative à la liberté de communication, ce permis ne peut être

      délivré que si le pétitionnaire s'engage à poser sur la toiture de

      l'immeuble projeté une antenne collective de réception des programmes

      diffusés par ou à raccorder l'immeuble à un réseau distribuant par câble

      des services de radiodiffusion sonore ou de télévision ".

      Cette disposition légale sera applicable après la promulgation de la loi,

      c'est-à-dire à la fin 2000 lorsque le texte sera passé en seconde lecture

      au Sénat et à l'Assemblée nationale.

      Quelques adresses :

      " JOURNAL OFFICIEL 26, rue Desaix 75727 Paris Cedex 15 Tél : 01 40 58 75

00

      Renseignement ouvrages : 01 40 58 79 79 Commandes par fax : 01 45 79 17 84

      Minitel :

      3615/3616 JOURNAL OFFICIEL (1,29/min.) Web : www.journal-officiel.gouv.fr

      Son rôle : la publication et la diffusion de l'ensemble des textes

      législatifs et réglementaires de la République Française.

      " SERVICE JURIDIQUE DU CSA

      Tour Mirabeau 39-43 quai André Citroën 75739 Paris Cedex 15 Tél : 01 40 58

      37 30

      Rappel des règles à observer pour la pose d'une parabole

      Les formalités administratives

      * Dans tous les cas vous devez respecter les règles du droit de

      l'urbanisme lorsque vous installez une antenne. Si cette dernière est d'un

      diamètre inférieur à 1 mètre, vous n'avez aucune formalité particulière à

      respecter.

      * Dans le cas contraire, vous devez déposer une déclaration de travaux

      auprès de votre mairie. (formulaire N° PC 156).

      * L'administration peut toutefois s'opposer à la pose de votre antenne sur

      votre secteur d'habitation dans les trois cas de figure suivants : "

      Présence d'un monument historique" Les secteurs sauvegardés " Les sites

      classés Dans ces trois cas, vous devez obtenir l'autorisation préalable de

      votre mairie avant toute installation.

      Guide pratique : que faire et comment ?

      Locataire, Copropriétaire, en indivision ou membre d'une société civile de

      construction.

      L'installation est libre sous réserve de respecter les règles d'urbanisme

      Vous effectuez votre demande détaillée de pose d'antenne individuelle avec

      schéma ou plan d'installation et les chaînes de télévision que vous

      souhaitez recevoir.

      À qui s'adresser ? Au propriétaire, copropriétaire (et syndic de

      copropriété). Au syndic de copropriété, à l'un des indivisaires qui

      avertira les autres, ou bien au représentant légal de la société civile.

      Les réponses de votre demande est acceptée (ou pas de réponse sous trois

      mois), vous procédez à l'installation.

      Un refus du propriétaire doit être accompagné d'une saisine du Tribunal

      d'instance sous trois mois:

      1. Pas de réponse sous trois mois : On ne peut plus vous opposer de motif

      sérieux et légitime. 2. L'affaire est portée devant le Tribunal

      d'instance, ce dernier exigera un motif sérieux et légitime.

      3. On vous propose le raccordement à une antenne collective." On vous

      propose un raccordement qui vous convient mais pas effectué sous trois

      mois : vous procédez à l'installation." Le raccordement ne vous convient

      pas, (chaînes proposées) : Vous avez la possibilité de saisir le Tribunal

      compétent.